Et pourtant ils pouvaient le faire...
Avec un gymnase surchauffé (95° à l'ombre des radiateurs, ou thermostat 7 de votre four) bon nombre de spectateurs ont fini le match au bord de l'apoplexie. Mais cet effet de serre (tropical) ponctuel n'explique qu'en partie que la plupart des gens finissent le match, la mine rougie et convulsée, quasi comme les joueurs. Le spectacle aurait même dû être interdit aux cardiaques et femmes enceintes.
Ce sont des matchs que l'on aimerait voir plus souvent, mais avec Saint-Cyr qui gagne à la fin. 28-31. Certes, le score est honorable pour tout le monde mais ne reflète en rien l'ambiance de la rencontre durant laquelle la marque a joué au pendule tout le long. À même pas dix minutes de la fin le score est toujours nul : 26-26 (Ggrrrrr je m'en bouffe encore les ongles (de pied. Aux mains j'ai plus rien) rien qu'à y repenser). C'est à celui qui craquera le premier et à ce jeu là mieux vaut être venu en force. Ce ne fut malheureusement pas notre cas sur ce match pourtant dé-ci-sif et les joueurs dûrent quasiment assurer les 2 mi-temps, la faute à un banc réduit à la portion congrue : 8 contre 12... Et ne tardèrent pas les erreurs de jugement et de précisions, dûes au manque de lucidité, dûe à la fatigue, dûe au manque de remplaçants... Ce n'est qu'au bout du bout que nos ptits gars craquent et laissent filer la victoire, rageux et frustrés, le visage aussi rouge que leurs maillots.
